Cette rencontre s’est déroulée le 24 mars dernier.
Nous étions 6 représentants à être reçus par Mme Montchamp qui était accompagnée de Mme Malgorn, la préfète de région ; 2 représentants étudiants Mlle Le Leuch et M. Marent, 2 représentants associatifs (parents) Mme Gargam et Mme Pinel ainsi que 2 représentants salariés M. Demolder et Mme Perrin .
De cette rencontre nous tirons 4 enseignements.
Je ne sais si c’est bien le lieu pour parler du problème que je rencontre avec l’AGEFIPH mais je l’expose néanmoins :
Je suis malentendante depuis mon enfance. J’ai maintenant 60 ans et suis encore salariée mais en arrêt-maladie depuis 18 mois. Ma faculté d’entendre s’étant encore plus détériorée avec l’âge et l’usure des appareils, j’ai présenté une demande de financement à l’AGEFIPH qui m’avait aidée, en 1996, à financer les deux appareils auditifs que je possède actuellement.
Mais elle me refuse tout nouveau financement au motif que je suis "en arrêt-maladie et que je n’ai donc pas besoin de nouvelles aides auditives tant que je n’aurai pas repris mon travail".
J’avais pourtant bien expliqué que c’est à cause du "harcèlement moral" causé par mon employeur que je suis en profonde dépression et donc en longue maladie, et que j’ai besoin de communiquer avec les autres et reprendre confiance en moi AVANT de retourner travailler. Et je n’y arriverai pas tant que je n’aurai pas de nouveaux appareils qui me permettront d’entendre ce qui se passe autour de moi car la surdité me fait me renfermer sur moi-même.
De plus, les conditions à remplir par l’AGEFIPH mentionnent qu’il faut "être dans l’emploi" pour pouvoir bénéficier de son aide. A mon sens, cette condition est remplie puisque j’ai un contrat de travail valide et que mon employeur me maintient mon salaire à 85% de ce qu’il était avant mon arrêt.
Mais l’AGEFIPH affirme que je ne remplis pas la condition requise puisque je suis en arrêt-maladie (c’est-à-dire que je ne me rends pas à mon bureau pour y effectuer mes heures de travail).
Je trouve cette façon de voir les choses, par le petit bout de la lorgnette, vraiment mesquine de la part de l’AGEFIPH (surtout que le financement demandé représente tout au plus 1.300 euros).
Vos commentaires seront les bienvenus. Merci.