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Sous-titrage pour malentendants et sourds

Article publié le lundi 10 mars 2008.


-   À l’initiative du cinéma "Simone Signoret" à Mulsanne, et à la demande du cinéma "Le Champo" à Paris (Vème), s’est tenue, le 24 septembre 2007, une rencontre entre les différents partenaires (cinémas, collectivités, associations, société de sous-titrage) impliqués dans ce projet et souhaitant continuer à le développer.

-   Le but de cette réunion était, dans un premier temps, d’échanger sur les expériences de chacun pour jeter les prémices d’un réseau de diffusion de sous-titres entre les salles.

I - CONTEXTE HISTORIQUE

Michel Timmerman rappelle qu’il existe en France beaucoup d’expérimentations concernant le sous-titrage pour déficients auditifs. Il devient important maintenant de ne plus rester seul. La naissance du projet à Mulsanne, en 2001, est le résultat de rencontres qui se sont faites fortuitement autour d’une volonté commune : celle de rendre le cinéma accessible à tous.

Se sont impliqués :
-  "TITRA FILM" pour l’aspect technique (équipement et fabrication des sous-titres),

-  la "VILLE de MULSANNE" pour l’aspect financier (aide à l’investissement et financement de deux sous-titrages par an),

-  "l’ÉTAT", dans le cadre des "Dynamiques Solidaires", (aide à la création d’un emploi),

-  "le CONSEIL GÉNÉRAL DE LA SARTHE" (aide à l’investissement),

-  "le CENTRE CULTUREL DE MULSANNE" pour l’étude générale et les relations avec les associations de sourds et malentendants, les orthophonistes et les audioprothésistes.

Le résultat

-  Un protocole d’accord pour le sous-titrage a pu être établi avec "TITRA FILM".
-  À l’occasion de la fête du cinéma 2003, lancement de la première séance sous-titrée.
-  Programmation mensuelle d’un film en sortie nationale sous-titré au cinéma S. Signoret

Où en est-on aujourd’hui ?

Faute de financements, cette initiative risque de s’arrêter mais le centre S. Signoret dispose des sous-titrages et peut envisager un échange... avec d’autres cinémas ou associations.

II - STRUCTURES POUVANT ÊTRE CONCERNÉES (institutions, cinémas, associations)

-  La Mairie de Paris, par l’intermédiaire de sa mission cinéma, bénéficie d’un budget pour financer quelques sous-titrages.

-  Trois cinémas parisiens sont équipés pour projeter les sous-titres, et ont une programmation régulière ou ponctuelle.

-  En région parisienne, le cinéma de Brétigny/Orge (91) souhaite s’investir et a commencé un travail de sensibilisation auprès de son public.

-  À Cannes, la direction des affaires culturelles de la Ville est intéressée par le projet.

-  Le festival "Retour d’Images" (cinéma des différences) qui a lieu tous les deux ans sur Paris (en 2007, du 6 au 16 décembre à la Cité des Sciences et de l’Industrie) s’attache à proposer des films pour tous les publics, en lien avec l’actualité cinématographique et bien sûr sous-titrés.

-  Du côté des associations

À noter : le Centre National de la Cinématographie a lancé une enquête sur ce sujet. Elle vient d’être terminée et rendue à Véronique Cayla, Directrice du CNC.

III - ASPECTS TECHNIQUES ET FINANCIERS

Viguen SHIRVANIAN (commission cinéma de l’AFIDEO) se demande pourquoi le choix des films sous-titrés est si restreint. Il regrette par exemple que le film "PERSEPOLIS" de Marjane Satrapi n’ait pas encore bénéficié d’un sous-titrage...

L’intervention de Jean-Louis LEFEVRE (TITRA FILM) permet de répondre aux interrogations de chacun sur l’accès au sous-titrage.

-  À l’heure actuelle, deux systèmes de sous-titrage sont possibles pour les cinémas qui veulent s’équiper :

Les deux systèmes Dolby et DTS sont à l’origine de système son digital - tout est donc basé à l’origine sur le son.

Les films sont en majorité en Dolby Digital et le nombre de salles de cinéma équipé en son digital Dolby est plus important que celles équipées en système DTS (cf site internet wikipedia).

Le son digital Dolby est présent sur la copie 35mm alors que le son DTS est séparé de la copie et installé sur des cd. Par conséquent, leur système de sous-titrage sourds et malentendants et audiodescription étant une déclinaison de leur technique de son, elles bénéficient des avantages et inconvénients lié à ce dernier. Concernant le système de sous-titre sourds et malentendants et audiodescription, les résultats sont similaires.

-  En ce qui concerne les sous-titres, quand un film est choisi par une association ou un cinéma, c’est le distributeur du film qui donne ou non son accord. Des garanties doivent être données pour ne pas altérer la copie ou l’image.... d’où la difficulté avec certains distributeurs qui refusent systématiquement...

Quand l’accord est donné, le travail de sous-titrage peut commencer. Le coût de celui-ci varie entre 2 000 et 2 400 euros. Un partenariat avec "TITRA FILM" et plusieurs salles de cinéma peut permettre de le diminuer.

Un fichier est ensuite envoyé à la salle pour la projection prévue. C’est ce fichier qui peut être mis à disposition d’autres cinémas intéressés, tenant compte du fait que, pour faire coïncider l’image et le sous-titre, chaque copie de film doit repasser chez "TITRA FILM".

La vérification est de l’ordre de 250 € et peut là aussi être réduite s’il y a mutualisation des moyens.

IV - CONCLUSION

De cette première rencontre, il ressort qu’il y a une volonté commune de tous les participants présents pour faire avancer l’accessibilité au sous-titrage :

- 1) en s’engageant financièrement au sous-titrage d’un film par saison,

- 2) en assurant en réseau la diffusion de ces films, même s’ils appartiennent à des partenaires différents (patrimoine ; art et essai ; tout public....),

- 3) en facilitant la communication :

- 4) en faisant une publication commune.... (à définir) pour trouver entre autres des cinémas intéressés par le projet.

Rédaction de ces documents
Annie DRONNE
Chargée de mission cinéma 72

Monique HEINTZ
Responsable commission cinéma Mulsanne


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