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Accessibilité à l’enseignement pour les sourds et malentendants

Démarches, Financements, Moyens techniques, Accompagnements
Article publié le mardi 5 janvier 2010.


Sommaire

-  Compte-rendu du Salon

-  Ouverture du Salon

-  La langue des Signes Française
Comment la mettre en pratique dans les établissements

-  Témoignages de Jeunes Sourds et Jeunes Adultes Sourds
Leurs parcours depuis la scolarisation jusqu’à l’insertion professionnelle

-  Accessibilité à l’enseignement pour les sourds et malentendants
Démarches, Financements, Moyens techniques, Accompagnements

-  Les participants et les liens sur les sites

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Nelly Boulogne : La prochaine table ronde que je vais animer portera sur l’accessibilité,les démarches, les financements, les moyens techniques et les accompagnements humains pour les sourds et malentendants. La table ronde va s’arrêter à 16 heures 45. À 17 heures nous vous offrirons un apéritif pour vous remercier de votre participation. Nous allons démarrer cette table ronde. Je vais vous présenter nos invités.

-  Martine Viala : Bonjour à tous. Je suis chargée de mission pour l’insertion sociale et professionnelle des élèves handicapés à l’inspection académique de Seine-et-Marne.
-  Mme Paturel : Je suis conseillère professionnelle au CFA-SACEF. Je suis la conseillère professionnelle de Sarah ROGER et vais vous expliquer son parcours tout à l’heure.
-  Mme Pouliquen : Bonjour je suis médiatrice en communication au service SIBILS, bilingue en langue des signes. Nous intervenons sur toute l’Île-de-France.
-  Sylvie Bastard : Bonjour je travaille au ministère de la solidarité au pôle enfance handicapée sur les missions de scolarisation et d’accompagnement médico-social.
-  Mme Mccallum : Je suis responsable de formation à l’EFPP, école de formation psycho pédagogique situé dans le sixième arrondissement.

-  Dialogue avec la salle

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Nelly Boulogne : Notre débat pose une question d’aujourd’hui. Nous allons commencer par Mme Viala.

Martine Viala : Je coordonne les travaux sur l’ensemble de la Seine-et-Marne. Notre dispositif a commencé par s’intéresser aux élèves présentant des troubles importants de la fonction cognitive. Un nombre de plus en plus important de jeunes arrivait au collège ou au lycée et il ne s’agissait plus de raisonner en termes d’accueil mais immédiatement imaginer l’avenir de ces jeunes et la formation professionnelle de ces jeunes. Notre idée était à la fois de penser cette formation en termes, non plus de filières, mais surtout en termes de parcours de formation que nous essayons de mettre en place de façon la plus souple possible pour ces jeunes en respectant leur projet de vie mais aussi les besoins qu’ils manifestent. Actuellement, tous les établissements spécialisés de Seine-et-Marne font parti de ce dispositif. Tous les collèges et lycées aussi. Et nous sommes en train de travailler avec le CFA pour organiser les formations qui permettent à ces jeunes d’être dans leur établissement d’origine que ce soit une UPI dans un établissement spécialisé et dans un CFA. Cela nécessite pour ce jeune d’être extrêmement résistant mais nous avons de cette façon essayé de faire le grand écart entre la nécessité d’un parcours dans un milieu ordinaire mais aussi de respecter le besoin des jeunes en termes d’accompagnement par le personnel, les éducateurs techniques tout au long de ce cursus de formation. À l’issue du cursus de formation, les élèves reçoivent des attestations de compétence professionnelle signées par l’inspecteur d’académie de Seine-et-Marne qui valide des compétences professionnelles acquises ce qui leur permet soit de rentrer en formation diplômante dans le cadre d’un CAP par exemple. Nous regardons pour l’instant surtout les personnes présentant des troubles importants de la fonction cognitive. Soit plus tard de rentrer dans un processus de validation des acquis. Cette année nous allons ouvrir le dispositif à d’autres autres troubles ou handicap.

Nelly Boulogne : Ma question est : quelles sont les démarches pour entrer dans votre dispositif ?

Martine Viala : Elles sont extrêmement simples. Ces jeunes qui sont scolarisés soit en UPI soit en établissements spécialisés seront accompagnées par des équipes que ce soit l’enseignant coordonnateur où l’équipe éducative au sein d’un établissement spécialisé. Le travail commence par une réflexion avec la famille, avec les professionnels autour de ce jeune et s’il manifeste l’envie de débuter une formation, nous avons tout un système en interne qui permet d’accueillir la candidature de ce jeune et de mettre en place une formation dans un parcours particulier et tout au long de ce parcours, il sera accompagné par les équipes qui sont auprès de lui dès le début.

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Nelly Boulogne : Madame Paturel va prendre la suite.

Mme Paturel : Je travaille au CFA-SACEF qui a la particularité d’être CFA de l’enseignement supérieur. Ce qui est vrai pour l’apprentissage dans une période est aussi vrai pour l’apprentissage et je vous rappelle que c’est un dispositif régional qui permet de se former du niveau CAP au niveau bac+5. Notre expérience est particulière mais néanmoins l’apprentissage s’est ouvert sur tous les niveaux de formation. Je pense que pour ce public dont il s’agit aujourd’hui, la formule de l’alternance, c’est-à-dire passer une partie de son temps en entreprise et une autre partie en cours, est un bon moyen de prendre conscience et de comprendre les finalités des enseignements théoriques. Je crois que cela permet de donner du sens à la formation. Aujourd’hui, il me semble que le sens est primordial pour réussir un diplôme.

Pour revenir à ce que nous faisons, notre CFA a créé un dispositif qui accueille 30 jeunes sur des préparations de BTS tertiaires. Pour la première année, on a ouvert une licence. Vous avez entendu tout à l’heure des témoins de cette licence. Notre mode de fonctionnement et l’individualisation du parcours de formation. Nous sommes au plus près du besoin des jeunes nous avons signé un partenariat avec le CNED. Leurs temps de formation sont des temps de formation individualisée ou le travail avec une équipe d’enseignants qu’il répondre à leurs besoins et leurs difficultés par rapport à une compréhension des contenus pédagogiques fournis par le CNED. Ce ne sont pas que des jeunes sourds. Dans ce dispositif, nous accueillons la moitié de jeunes sourds. Cette année, ils sont 12. Les autres jeunes sont des jeunes valides ou des jeunes qui ont d’autres difficultés. Pour l’accompagnement des jeunes sourds nous travaillons avec l’équipe SIBILS, ce sont des équipes de médiateurs qui sont présents à tous les cours, ils permettent l’accessibilité en langue des signes et ils ont un travail pédagogique. D’ailleurs, le mot médiateur pédagogique est extrêmement important puisque les médiateurs travaillent sur la compréhension et flexibilité des cours en langue des signes.

Nelly Boulogne : Une petite question. Qu’est-ce que le CNED ?

Mme Paturel : C’est le Centre National d’Enseignement à Distance. Pour ces formations, notre garant pédagogique, c’est le CNED. C’est-à-dire que c’est l’éducation nationale qui conçoit des outils de formation à distance sur laquelle nous travaillons en présence mais nous utilisons ces outils de formation.

Je voudrais dire un mot sur les modalités d’entrée en apprentissages qui sont les mêmes pour tous. L’apprentissage est un dispositif entièrement gratuit pour les apprentis. C’est extrêmement important parce que très souvent on pense que les CFA sont des établissements qui peuvent être soit public soit privé mais l’apprentissage sera toujours associé à une formation gratuite.

Nelly Boulogne : C’est très important de le savoir.

Mme Paturel : Ce que j’ai oublié de dire aussi, c’est que pour ce qui est de l’accompagnement que l’on veut mettre en place par le biais des médiateurs pédagogiques, on peut le faire grâce à un levier qui est celui du statut des jeunes. Ces jeunes ne sont pas uniquement des étudiants, ce sont des apprentis qui ont un contrat de travail. Ce contrat de travail nous permet de solliciter les aides de l’AGEFIPH pour pouvoir mettre en place un suivi particulier. C’est vraiment important. C’est ce qui fait notre spécificité.

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Nelly Boulogne : Merci à Madame Paturel. Je laisse la parole Mme Pouliquen.

Mme Pouliquen : Nous sommes un service d’intégration bilingue en langue des signes. Nous intervenons sur toute l’Île-de-France. Nous sommes partenaires du CFA-SACEF. Nous intervenons à partir du moment où les jeunes ne trouvent pas de propositions dans les instituts où ils ont grandi bien souvent. Ils ont un choix de métiers auxquels le milieu ordinaire ne peut répondre. Ils viennent pour nous demander un accompagnement. Notre accompagnement sera de l’ordre de la recherche d’une école d’entendants prête à les accueillir en milieu ordinaire. C’est l’intégration en milieu ordinaire. C’est aussi la recherche d’une entreprise parce que notre intervention est financée par l’AGEFIPH. Ce levier-là ne peut fonctionner qu’à partir du moment où la personne a le statut de salarié. Nous ne travaillons pas avec l’éducation nationale. Nous n’avons pas du tout de financement de ce côté-là. Donc, chercher une école, chercher une entreprise et à partir de là nous pouvons commencer notre travail d’intervention au sein de l’école mais aussi au sein de l’entreprise. Il s’agit de sensibiliser ce petit monde qui ne connaît pas de milieux sourds. Voilà.

Nelly Boulogne : J’ai une petite question. Comment faites-vous pour embaucher un médiateur ? quelles sont vos démarches ?

Mme Pouliquen : Mes collègues ont en général un bac+5. Ils ont des cursus souvent très différents. Plutôt littéraire. Tout en ayant un bagage au niveau de la langue des signes. Pour pouvoir accompagner une personne sourde en milieu scolaire, en milieu professionnel, il faut avoir une certaine culture générale et un bon niveau de langue des signes.

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Nelly Boulogne : A côté de moi, j’ai Mme Sylvie Bastard du ministère de la solidarité. Je vais la laisser présenter ses services.

Sylvie Bastard : Je présenterai rapidement les objectifs des textes qui ont été élaborés conjointement entre le ministère de l’éducation nationale et le ministère de la solidarité de manière à ce que si vous avez des questions, si vous avez besoin d’éclairage je suis à votre disposition non seulement maintenant mais après cette journée si vous le souhaitez. Il est possible de me contacter directement au ministère. Il s’agit de deux textes qui poursuivent toutes les actions de coopération qui ont pu se mettre en place depuis la loi de 1975 qui a été ensuite amélioré par la loi de 2005 puisqu’on est passé du concept d’éducation pour les enfants handicapés au concept de scolarisation pour tous. Les unités d’enseignement étaient attendues car actuellement nous avons un système de classes ordinaires ou de classes adaptées à l’intérieur du milieu scolaire ordinaire et nous avons des classes internes aux établissements, certaines étaient externalisées dans le milieu scolaire ordinaire, avec un certain clivage qui continue à se perpétuer. L’objectif de l’arrêté sur les unités d’enseignement et de permettre à tout enfant, qu’il soit dans un service ou un établissement médico-social, qu’il soit dans un hôpital de jour où qu’il soit dans un établissement scolaire ordinaire, de pouvoir avoir accès aux apprentissages. Les conditions dans lesquelles les enfants ont accès aux apprentissages sont désormais très définis et très claire dans l’arrêté. Il s’agit à la fois d’avoir une exigence de qualité en ce qui concerne l’enseignement puisque tout les enseignants, quel que soit le lieu où ils exercent doivent être titulaires de diplômes délivrés par le ministère chargé de l’éducation nationale ou bien en ce qui concerne les déficients sensoriels par leur collègue des ministères chargés des affaires sociales. Puisque pour les jeunes déficients visuels et auditifs qu’on continue d’avoir des diplômes spécifiques dévolus par le ministère que je représente.

Ce sont les deux objectifs principaux de l’arrêté. À côté de ce texte, nous avons un texte qui organise la coopération entre le milieu médico-social et le milieu ordinaire. Ce texte est basé sur trois axes principaux : la concertation sur les méthodes pédagogiques. C’est le cas lorsqu’un enseignant spécialisé reprend certaines parties du programme scolaire qui ont été insuffisamment assimilées en raison des rythmes d’apprentissage des élèves. S’agissant des autres professionnels, on peut avoir un tandem instituteur éducateur qui travaille sur un certain programme. Le deuxième axe c’est la complémentarité entre les interventions. Cette collaboration au niveau des compétences et de l’expertise met en étayage... un enfant qui ne pourrait pas avoir accès aux apprentissages du fait de troubles psychiques. Le troisième axe, c’est le partage des cultures qui s’organise grâce à des actions conjointes ou les enseignants de l’éducation nationale en milieu ordinaire peuvent être accueillis dans des stages dans des établissements médico-sociaux et les professionnels des établissements médico-sociaux sont des personnes ressources en milieu scolaire ordinaire, non seulement les enseignants dans chaque établissement, assistante sociale ou le médecin scolaire. Le mode opérationnel est toujours le même, c’est celui de la Convention, de manière à avoir une contractualisation très souple entre milieu ordinaire des milieux spécialisés. Aux conventions actuelles se superposent les conventions constitutives d’unités d’enseignement. Les unités d’enseignement peuvent être déployées soit à l’intérieur du milieu scolaire ordinaire soit dans des établissements spécialisés, soit à cheval sur les deux établissements. Certains enfants ont besoin d’un certain moment d’être scolarisé en milieu ordinaire et à d’autres moments de se retrouver protégé lorsque leur état de santé ou leur situation le nécessite. Dernière chose, les missions de l’enseignant référent ont été étendues aux enseignants titulaires du diplôme délivré par le ministère des affaires sociales.

Nelly Boulogne : Mme MccAlum, de l’école de formation psycho pédagogique, c’est une école du secteur social médico-social qui prépare aux professions d’éducateur spécialisé et d’éducateurs de jeunes enfants. Je lui laisse la parole pour présenter son établissement.

Mme MccAlum : L’EFPP existe depuis 1946. Progressivement en fonction des diplômes et des professions elle a été agréée par arrêté ministériel à la formation aux éducateurs spécialisés éducateur de jeunes enfants et plus récemment pour les cadres de l’action sociale médico-sociale. Je vais vous parler de la formation des éducateurs spécialisés parce que c’est celle pour laquelle depuis 25 ans, cet établissement, bien avant la loi de 2005, accueille des étudiants sourds dans le cadre de la formation au diplôme d’éducateur spécialisé.
La formation d’éducateurs spécialisés et la formation à un métier, métier qui est particulièrement axé sur l’accompagnement des personnes en difficulté, qu’elle soit d’ordre social, psychiques ou liés à des déficiences. C’est un métier qui s’exerce dans des équipes pluridisciplinaires avec les directeurs d’établissement, des psychologues, des instituteurs, des orthophonistes, des rééducateurs et puis dans ses équipes et les dynamiques d’accompagnement qui sont liés aux projets des personnes accueillies selon la mission de la structure.

Ces établissements peuvent s’organiser sous la forme d’internat, externat ou de structures ouvertes ou même d’accompagnement véritablement ouvert avec simplement des rendez-vous avez des familles. Cette formation se déroule sur trois années à raison de 1450 heures de formation théorique et 60 semaines, soit 2100 heures de formation pratique. La formation théorique donne à rencontrer un certain nombre de disciplines qui font de la sociologie jusqu’à la psychologie en passant par le droit des familles, la dimension juridique, étendu à la pratique des éducateurs et des travailleurs sociaux. Les éléments cliniques, c’est-à-dire la pratique, s’organise autour de trois stages minimum dans le cadre d’accompagnement du public selon les modalités que je vous ai expliquées auparavant, du côté du social, du médico-social, du côté de la prévention. Ces stages font l’objet d’éléments d’évaluation et donne lieu à une validation de compétences, notamment le diplôme a évolué depuis la réforme de 2007, les unités de formation qui étaient au nombre de huit et qui ressemblait à la dynamique universitaire se sont traduits en domaines de formation qui sont plus axé sur un portefeuille de compétences liées à l’exercice du métier. Ce qui veut dire que de nombreux référentiels ont été mis en place.

Cette formation accueille des étudiants sourds. Nous avons fait le choix d’accueillir des candidats sourds tous les deux ans. Nous mettons en place une année qui s’appelle année préparatoire -peut être l’occasion lorsqu’elle va être validée de pouvoir entrer en formation d’éducateur à proprement parler. La formation d’éducateur spécialisé est subventionnée par la région depuis deux ans maintenant puisqu’auparavant c’était l’État. Pour les éducateurs en formation qui sont sourds, elle est aussi traduite en langue des signes sur la totalité des cours et sur une partie des réunions qui se passent sur les lieux de stage. Le financement complémentaire pouf qu’il y ait un soutien pédagogique complémentaire est à la dimension de la traduction en langue des signes. Il a été financé jusqu’à présent AGEFIPH qui vient de passer le relais à la région. On espère que la région répondra à nos demandes du budget prévisionnel.

Nous voulons former des éducateurs dont parmi eux certains sont sourds. On ne forme pas des éducateurs sourds à s’occuper uniquement de personnes sourdes. Nous formons un diplôme généraliste, ces éducateurs seront amenés à faire des stages auprès d’un public sourd mais aussi auprès de tous les publics.

Depuis 25 ans, chaque fois que des étudiants se sont présentés à l’examen, ils ont été reçus. Ce qui sous-entend le travail très important que font ces étudiants pendant les quatre années de formation puisqu’ils ont une année préparatoire jusqu’à présent.

Nous accueillons en général les candidats en année préparatoire soit entre 9 et 15. Il y a cette mise en place de l’année préparatoire selon un certain nombre de conditions qui sont tout à fait acceptables par rapport à un parcours classique. Ce sont des étudiants qui doivent être titulaires du baccalauréat ou bien d’un DAEU ou bien d’un diplôme d’État de travail social qui sanctionne une formation de deux ans ou bien d’un certificat d’aptitude aux fonctions techniques du psychologique qui les a amenés à exercer pendant cinq ans. Ils sont sur le même registre que tout le monde. La formation accueille des candidats entre 10 et 15. Souvent l’année préparatoire, certains d’entre eux ont l’occasion d’affiner leur projet et améliorer leurs outils de communication notamment du côté de l’écriture et du côté de l’expression parce qu’il est de traduction langue des signes pour tous les éléments, mais il est vrai que la langue orale, j’ai bien entendu ce que disait le jeune homme tout à l’heure, la langue orale s’il est difficile à obtenir par certains nécessite quand même d’être un peu pratiquée pour leur permettre d’accéder à des stages classiques pas nécessairement dans le milieu sourd. Mais tous les étudiants qui se mettent dans cette situation sont bilingues pour la plupart. Dans l’année préparatoire et au fil des trois années suivantes, ils affinent leur oralisation qui leur permet de travailler en face-à-face avec des usagers ou des collègues qui ne sont pas signeurs.

À la fin de l’année préparatoire, cette formation peut donner lieu à certains arrêts. Souvent il s’agit d’étudiants qui se sont rendus compte qu’ils n’étaient pas encore prêts, qui ont besoin d’affiner certains outils. Après, lorsqu’ils entrent en première année, le parcours est celui des autres étudiants puisqu’ils ont les mêmes travaux, les mêmes examens sachant que pour chaque épreuve ils ont droit à un tiers temps supplémentaire qui leur est délivré pendant la formation et au moment des examens. Ils ont aussi du soutien pédagogique et un groupe de paroles qui sont des compléments pédagogiques financés du fait du handicap. Je ne vais pas m’étendre plus longtemps. Si parmi vous il y a des personnes intéressées, des jeunes adultes qui veulent se former au métier d’éducateur spécialisé, il y a moyen de demander un dossier d’inscription à l’accueil, à EFPP en sachant que pour la rentrée 2010, les inscriptions sont presque closes Note de l’EFPP : Les inscriptions pour la prochaine entrée en année préparatoire(en septembre 2010) seront closes le 3 mai prochain. Une réunion d’information est programmée le 7 avril. Puisque c’est presque une année à l’avance que les choses se mettent en place. Je vous remercie de votre attention.

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Nelly Boulogne : Merci à toutes. Avez-vous des questions dans la salle ?

Intervenant : Est-ce que vous accueillez des adultes en contrat de professionnalisation ?

Mme Mccallum : Nous accueillons des adultes en situation d’emploi. Nous n’avons pas de contrat de professionnalisation, semble-t-il. Les accompagnements des personnes en formation évoluent et il se peut tout à fait que dans les prochains temps il y ait des situations de ce type. La dimension du contrat ou du type de contractualisation de la dynamique de formation a évolué ces dernières années. Il y a beaucoup de gens qui arrivent, qui ne sont pas en situation d’emploi classique mais qui sont financés sous un autre angle. Il faut se renseigner auprès du secrétariat de l’administration pour voir quelles sont les possibilités qui sont ouvertes.

Nelly Boulogne : Est-ce qu’il y a d’autres questions ?

Intervenant : Est-ce que vous avez un stand ou des plaquettes ?

Mme Mccallum : J’avais apporté quelques plaquettes mais elles sont parties. Que souhaiteriez-vous avoir ?

Intervenant : Le Greta s’occupe de l’insertion des personnes handicapées, de l’évaluation et des bilans de compétence. Cela nous intéresse d’ avoir des possibilités de développement d’outils de formation. Cette formation pourrait intéresser notre public, que ce soient des salariés en reconversion ou des demandeurs d’emploi. J’étais très intéressé par ce que vous disiez, quitte à ce que vous puissiez présenter ce métier à des jeunes.

Mme Mccallum : Je vous donnerai un petit document pour que vous ayez les coordonnées.

Intervenant : Quelqu’un qui a un diplôme d’aide-soignante peut rentrer ?

Mme Mccallum : C’est plutôt des aides médicaux psychologiques avec cinq ans d’expérience qui leur vaut le niveau baccalauréat. Bien sûr ce n’est pas à égalité mais si quelqu’un à ce diplôme avec cinq ans d’expérience, il peut prétendre à la formation d’éducateur spécialisé.

Intervenant : Tout type de bac ?

Mme Mccallum : Oui.

Pierre Roger  : J’avais une question à poser par report au CFA. De quelle façon sont rémunérés les apprentis ?

Mme Paturel : J’ai dit que la formation était gratuite et j’ai aussi dit que les jeunes avaient un contrat de travail. C’est un contrat d’apprentissage qui est rémunéré. Il est rémunéré selon un barème en fonction de l’âge et de son année d’avancement dans le diplôme. C’est un pourcentage du SMIC. Vous me prenez de court parce que je ne les ai pas appris par coeur. En gros, je crois qu’en première année quand on a plus de 18 ans, c’est 53 % du SMIC et 61 % en deuxième année. En gros, c’est la moitié à peu près du SMIC

Intervenant : C’est l’âge qui fait...

Mme Paturel : Oui c’est ce que je disais quand on a plus de 18 ans, c’est en fonction de l’âge. Quand on a moins de 18 ans c’est un peu moins. Ce qu’il faut savoir et c’est très récent, c’est que jusqu’à présent le contrat d’apprentissage était exclusivement réservé aux moins de 26 ans. Aujourd’hui, il y a plus de limite d’âge. C’est une vraie solution de retour vers l’emploi parce que le contrat d’apprentissage permet vraiment de passer la porte de l’entreprise ce qui n’est pas toujours très facile. Un jeune devait venir témoigner, c’est un jeune adulte qui est d’ailleurs passé par le Greta et qui n’arrivait pas à trouver de travail ; grâce aux contrats d’apprentissage, il est aujourd’hui en entreprise sur un poste de comptable. Cela lui a ouvert le monde de l’entreprise, des possibilités de poursuivre dans ce domaine professionnel qui l’intéresse. L’apprentissage est un véritable levier qu’il ne faut pas négliger.

Nelly Boulogne : Avez-vous des choses à ajouter, Mesdames ? Je pense que nous allons clore si vous n’avez plus de questions. Nous allons clore cette table ronde en remerciant tout le monde. Je remercie tous les participants, tous les établissements, toutes les personnes qui ont passé la journée avec nous et je vous invite à un pot de fin de journée. Un grand merci à vous tous !

Pierre Roger : Il y a des questionnaires que vous pouvez prendre sur la table, c’est un questionnaire de satisfaction pour que vous indiquiez ce que vous trouvez bien et ce qui peut être amélioré. Pour ceux qui n’auraient pas le temps de l’écrire, il sera en téléchargement sur le site. Pour les établissements, on a essayé de faire une page d’accueil pour que tout le monde puisse avoir toutes les références sur les différents sites. Je vous invite à aller prendre un apéritif. On aura besoin de quelques volontaires pour ramener les tables vers la cantine parce qu’il y a un petit parcours sportif pour se détendre en fin de journée.
Je remercie tout le monde.
Au revoir.


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